Un bête jeudi

Cher journal,

Je n’ai pas grand chose à te raconter ce soir. Ce jour est un jour de perdu. Après quatre jours de pseudo victoire la force m’a manqué. Je me déçois moi-même et bien entendu je prends pour moi. Je réponds de toutes façons par des « non merci » aux appels de ces sites de rencontre de merde qui ne sont finalement qu’un marché de viande.

Pourquoi ? Parce que jamais (en tout cas pas dans les semaines qui viennent) je ne me sentirai disponible ni attiré. Comment après avoir passé des nuits au Ritz pourrait-on avoir envie de faire une sieste dans un F1 au bord d’un parc industriel ?

Quand j’étais un gamin bercé par les Avengers et les magazines de super héros je me rêvais en torche humaine, en Iron Man, en Spiderman, en Serval pour montré au monde qui j’étais, être admiré et aimé.

Aujourd’hui à 47 ans qu’ai-je récolté ? Même pas un cancer, même pas de quoi méditer sur le gâchis de ma vie. Rien. Le vide intersidéral du surfer d’argent.

Je pourrai facilement imputé ça à un morceau de tissu ressemblant à un hamac ce balançant au rythme lancinant de la rotation de la terre. Oui je pourrais si je voulais.

Mais non. Je me contenterai de me remémorer la fille quelque peu grivoise aux baisers au goût de framboise. Ses yeux étaient les phares de mes nuits éperdues et son sourire la galaxie d’étoiles qui me guidait dans le noir de mon existence. Mais aujourd’hui, parmi mes amis de pacotille à quoi bon être un voile noir dans une nuit d’encre ?

Si j’étais elle je préférerais mourir que d’être aimée par quelqu’un comme moi. Si j’étais elle je me sentirais le droit d’avoir honte d’être la muse de mes sursis, je me sentirais gênée d’avoir partagé ces merveilleux moments avec moi.

Demain c’est la fin de la semaine. Sur quatre amis qui venaient avec moi à Namur pour les apéritifs Namurois, seul quatre m’ont annoncé que finalement ils ne viendraient pas parce que blabla. Donc je resterai chez moi, je gagnerai de l’argent et de la santé.

Elle ne manque plus du tout. Je vais juste dormir dans une toile noire, jaune, rouge qui l’enveloppe comme mes caresses auraient pu un jour le faire.

J’espère que comme les cendres de braises d’un feu qui se consume mon coeur en morceaux s’envolera jusqu’à là-bas.

Je vous hais comme je vous aime.

 

 

 

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