Un mardi 29 Août deux 1000 dix-sept

Pendant que mon cerveau reconstruit la mélodie de « T’as pas de chance, elle pense quand elle danse, elle pense à lui et à toi aussi. » à partir des vagues d’ondes sonores balancées par mon Macbook pro, je pense à ces milliards de grains de sable qui nous entouraient. Je pense à ses millions de millions de tonnes d’eau salée qui nous berçaient de leur musique rythmée par la marée et le ressac de ces vagues majestueuses. Je revois le soleil dorer sa peau au goût de noisette et de miel. Ses merveilleuses jambes interminables s’offrent aux piqûres de notre étoile et moi je contemple sans pouvoir concurrencer. Une vague meurt un peu plus loin.

La chanson continue et le chanteur me conseille : « Secoue ta tête fieu avant de tomber amoureux, t’as pas chance, elle pense quand elle danse, elle pense à lui mais elle pense à toi. »

Je m’imagine à côté de ce chanteur, sur scène mais c’est moi qu’elle aime. Je sais que ce mec super connu, super charismatique la regarde mais c’est moi qu’elle aime. C’est dans mes cheveux que ses doigts s’enfonceront ce soir, c’est sur mon corps tel qu’il est que ses mains se promèneront pour mon plaisir, c’est sur mes lèvres que les siennes si merveilleusement douces et chaudes se poseront, c’est dans mes yeux que ses yeux de fluorite se fixeront et enfin c’est dans mains que ses doigts se refermeront dans un soupir d’abandon.

Elle est une merveille que peu de personnes sont capables de saisir. Dans mon malheur j’ai une chance extraordinaire. Je finirai ma vie avec mon étoile dans la tête, tout le temps. Que je sois avec une autre, que je sois nu avec une autre, que je promette à une autre, que cette autre et moi serions en train de jouir ensemble, cette autre ne sera jamais que la numéro deux. Quelle chance, quelle force de savoir qu’on a trouvé celle que la vie te réservait. Quel délicieux moment qu’est celui de l’attente. Un an ? Trois ans ? Dix ans ? Peu importe, c’est elle et j’emmerde le monde entier. Je serai plus fort que le monde entier s’il se dressait devant nous.

Tout aurait pu être si parfait si cette chance eut été partagée mais voilà. Elle ne l’est pas, ne l’a peut-être réellement jamais été.

Je m’en veux tellement de ne pas avoir saisi ma chance, de ne pas avoir compris. J’ai eu mille chances, milles instants et je n’ai écouté que ma peur. Je mériterais qu’on m’arrache les couilles tellement je me sens peu « homme ».

J’envie tellement les coqs qui s’affichent dans des draps de sureté et de prétention. Je m’en veux de me poser sans cesse la question de savoir si, si, si et si…

Changement de chanson, même interprète. « Je suis tombé amoureux d’une femme qui n’est pas ma femme. Ne dites pas ça à ma femme, elle parle de trop. »

Je suis tombé amoureux d’une femme qui n’est pas ma femme ni mon amoureuse et j’aurai préféré une maladie incurable car j’aurai la certitude d’une fin programmée.

Une autre chanson : « Voir un ami pleurer. »

Je l’aime tellement que je me sens ridicule.

 

 

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