Le dernier espoir

euLa journée avait commencé d’une manière pas très agréable. Le train de ce matin supprimé, trente minutes pour le suivant, ma fille à l’hôpital sans moi et la sensation que ça va durer. Si j’avais su. Pourtant le reste de la journée s’est relativement bien passé. Job dans une phase agréable d’apprentissage, blagues entre collègues, bref une journée qualifiable de bonne.

Ma fille est sortie avec quatre énormes dents en moins et elle va bien.

Je me décide à écrire quelque mots avant de m’endormir pour me faire du bien, certain diront du mal, et je cherche une musique inspirante. Purée c’est « Everybody’s Got To Learn Sometime ». Mais ce n’est pas vrai ! Cette machine froide me conseille de changer mon coeur, de regarder autour de moi, de me laisser m’étonner de la vie. « J’ai besoin d’aimer » annonce le chanteur. Mais quel génie putain, quel génie. Mais ferme ta gueule.

Bref, ce soir, par hasard, une petite voix venue d’un réseau social (merci ‘A‘) m’a mis une jolie tape dans la tronche, un coup de pied au cul magistral. Je suis obligé de lui dire merci. Mais un merci qu’on ferait à son oncologue  qui vous ferait signe de la tête en vous tenant la main, que, oui, ça y est, c’est fini, avec le contenu de cette seringue la souffrance, la douleur va s’en aller, disparaitre. Le pire des mercis.

C’est la première fois que j’entends clairement d’une source sûre que mes sentiments sont comme les eaux claires d’une rivière, ils ne coulent que dans une seule direction et de plus l’aval de la rivière est un égout d’hypocrisies sans fond. Clairement ça m’arrache littéralement des larmes sur l’instant. Même pas le temps de souffler et le deuxième coup arrive comme un coup de pied de cheval dans le ventre. Mais comment ai-je pu tomber si bas ? J’ai honte.

Je ne peux même plus écrire maintenant sur ce que je ressens(tais?) pour elle, pour ma raison de tenir si loin de là-bas. Elle, absente pour toujours, de ma petite vie et maintenant je dois la chasser de ma tête de con, de moins que rien. Qui suis-je si je ne suis rien pour elle ? Je vais vous le dire, rien, une merde. Et je ne serai rien pendant longtemps. Putain de longtemps. Je devrais m’excuser de lui avoir dit chaque matin qu’elle était importante pour quelqu’un et tellement belle. Oui je devrais parce que ça l’emmerdait. Mais je ne le ferai pas, je le pensais avec chaque atomes de chaque cellules de ce qui fait de moi qui je suis bordel. Ho oui je le pensais et je me force à ne plus écrire au présent.

Je dois bien finir ce petit blog mais je n’y arrive pas. J’ai exposé ma vie, mes sentiments et surtout mes faiblesses pendant quelque jour. Je ne vais pas arrêter sur un « Salut mon journal, merci d’avoir été là« .  C’est pourtant c’est ce que je vais faire. Je n’ai plus de souffle, plus de muse, plus d’inspiration, plus coeur. Maintenant, plus de poème, plus de sentiment, plus de parabole, plus que du banal. Je l’ai aimé tellement mal.

Dernière outrage à sa vie privée qu’elle lira et pardonnera j’espère. Putain tu m’arraches à toi, à vous et on m’arrache à la vie terrestre « F♥« .

Jean-Marc Dal ∞


 

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